Remettre le local dans les assiettes
Mis à jour le 18/05/2026
Retour sur le 7 mai 2026 à Quetigny (21).
"Le pouvoir d'achat diminue, donc accompagner les familles sur la question alimentaire, c'est très important." Laure Woehly, salariée de La Passerelle.
Portée par le centre social La Passerelle, la CAF de la Côte‑d’Or et la MSA Bourgogne, une expérimentation a été lancée à Quetigny autour de paniers composés de fruits et légumes bio, locaux et proposés à tarif réduit. L’objectif est clair : rendre une alimentation de qualité accessible au plus grand nombre, tout en soutenant durablement les producteurs du territoire.

Plus de 110 personnes se sont inscrites dans le dispositif, dépassant l'objectif initial fixé à une centaine de foyers,
avec 72 paniers retirés lors de cette deuxième distribution.
"Selon le quotient familial, le panier est proposé entre 6 et 10 € pour les foyers les plus modestes, si les ressources sont plus élevées, les bénéficiaires paieront le prix le plus haut du panier, mais cela reste avantageux, car sa valeur est supérieure", explique Caroline Michal, directrice de la CAF de la Côted'Or.
L’expérimentation s’appuie également sur un modèle économique conçu pour sécuriser les producteurs partenaires sur le long terme. Deux maraîchers "La ferme de la Noge" et "Croix‑Rouge Insertion" se sont engagés pour une année complète, bénéficiant ainsi d’une visibilité financière. Caroline Michal précise que l’équivalent d’une année complète de paniers a été versé dès le départ au producteur, afin de lui garantir une trésorerie confortable et sécurisée.
De son côté, Armelle Rutkowski, directrice de la MSA Bourgogne, souligne que ce fonctionnement offre au maraîcher une visibilité rare sur le niveau de consommation. Cette stabilité lui permet de se projeter, d’augmenter sa production et de consolider l’équilibre économique de son exploitation.

Au‑delà du simple contenu des paniers, les organisateurs souhaitent retisser du lien autour de l’alimentation, depuis le travail des producteurs jusqu’à l’assiette des habitants. Prévue jusqu’en avril 2027, l’expérimentation menée à Quetigny servira de test grandeur nature, avec une ambition forte : faire du mieux‑manger local une pratique plus accessible et durable pour tous.




